Date : Entre janvier 2017 et Novembre 2018

Mots qui me viennent à l’esprit : PAPA OUTÈ

 

Excusez-moi pour ce qui m’est venu à l’esprit mais c’est le jeu. Et c’est ce qui m’est venu à l’esprit sans trop savoir pourquoi ! Je l’écris donc comme c’est venu.

 

C’est une version optimisée par « the upgrade company ». Gros condos Gold Note, traitement anti je ne sais quoi, connectique wbt cryogénisée et tout un tas d’affaires comme les compagnies d’upgrades savent le faire et le vendre.

 

J’ai utilisé ce dac comme dac de référence pendant presque deux ans. Puis, j’ai eu le malheur de le prêter à un ami, Emeric pour ne pas le nommer mais oui je le nomme, oui je le nomme ! Pour ne jamais le voir revenir…

Ma consolation est de pouvoir fréquemment l’écouter chez Emeric.

 

Nous sommes aujourd’hui le 25 mai 2020 et je me décide finalement à en faire le compte rendu pour pouvoir le mettre en compagnie des autres sur notre site.

 

L’on peut parler de tout et de tout le monde mais c’est compliqué de parler de ses enfants et de ses êtres chers, si vous voulez bien voir les choses ainsi. Et c’est cette sensation que j’ai avec ce bébé.

Et il y a tellement à dire sur cet engin. Et c’est si difficile d’en trouver sur le marché que la tâche qui consiste à le décrire m’a toujours semblée insurmontable pour un intérêt pratiquement inexistant du lecteur.

 

Or, ne serait-ce que pour rendre hommage à feu son concepteur, Jerry Ozment, la chandelle en vaudra le jeu ou l’inverse.

 

C’est un dac qui n’a pas de défauts. Une sortie à lampes de la famille des ecc88 ou 6922, etc. Une transparence dingue. Une puce Delta Sigma, l’une des premières de AKM acceptant les formats HD jusqu’à 24/94. C’était la dernière version et le sommet atteint par son géniteur.

 

Nous nous sommes amusés chez Emeric à tester tout un tas de lampes : Philips SQ, Amperex, RTC, Telefunken, Silvania, etc., et le dac réagissait à chaque type de lampe au point que parfois nous avions l’impression de ne plus avoir affaire au même engin. Pour ne pas dire au même système.

 

Tester des câbles digitaux, des câbles de modulation ou des câbles secteurs avec ce métronome est une révélation. Les différences sont immédiates, flagrantes et subtiles tout à la fois.

Malgré sa sortie à lampes et son âge respectable, ce n’est pas un dac qui donne dans le romantisme. Selon les lampes utilisées (Philips SQ), le niveau de détail, l’attaque et l’ouverture dans le haut, donnent le tournis. Avec des Amperex, la dynamique baisse ainsi que le foisonnement dans le haut mais la richesse des timbres, la justesse du tempo et la fluidité vous clouent sur votre canapé, vous pouvez passer tout ce qui vous viendra à l’esprit. Peu importe le style ou la qualité d’enregistrement, tout passe, votre esprit se relâche et c’est parti pour un moment de lévitation.

 

Avec d’autres lampes (RTC), ce sera un entre-deux. Et ainsi de suite. Je vous assure que c’est autre chose que de s’amuser avec tous ces filtres numériques que l’on trouve à foison dans les dac actuels où il faut franchement être motivé pour aller chercher les différences transcendantes.

 

Sur ses sorties RCA, il offre un son plus raffiné, propre, précis et dérouté, la scène se développant davantage en hauteur alors que sur les XLR le message s’élargit, cela monte moins haut mais les murs s’écartent, tout est un poil plus brut mais certainement plus naturel aussi. La différence n’est pas minime et selon le message, l’on aimerait pouvoir passer de l’un à l’autre.

 

C’est pour moi l’un des rares dac qui allie ce côté moderne d’une restitution qui ressemble en apparence à de la perfection : détail, séparation des instruments, attaque, dynamique, articulation, largeur, hauteur et profondeur de la scène, silence de fonctionnement. Pas de façon outrancière mais le tout bien présent, c’est ce que j’appelle sans romantisme. Mais sans les défauts typiques auxquels j’ai eu normalement affaire lorsque tous ces ingrédients étaient réunis. C’est-à-dire un manque évident de musicalité, de nuances dans les notes et entre-elles, un manque de fluidité et, le pire, un tempo à coucher dehors.

 

Question tempo justement, il ne me choque ni ne me dérange pas mais il est en retrait par rapport au Soncic Frontier Sfd 1 Mk2 et à l’Audio Research Dac2 mais il ne nous fait pas subir certains de leurs défauts non plus. La plupart ne s’en rendront jamais compte car j’imagine que cette notion de tempo fait partie des caprices de mon écoute.

 

Je pourrais aller plus loin mais à quoi bon. En cherchant bien, il en passe de temps en temps sur le marché de l’occasion mais c’est rare.

 

J’espère que Jerry de son nuage paradisiaque ne m’en tiendra pas trop rigueur.

Ma conclusion :

Une sorte de Jaguar Type E où tout sauf la carrosserie aurait été revu selon les plus hauts standards actuels. Sauf évidement le multimédia embarqué et la voiture qui roule toute seule pendant que vous vous occupez de Madame et vice-versa.

Catégorie :

Un dac faisant de la MUSIQUE et du GRAND SON son.

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